Bye bye Hygge, hello Lagom

Après le hygge danois, place au lagom suédois. Éloge de la juste mesure, cette nouvelle tendance venue du Nord s’annonce comme la nouvelle thérapie feel-good.

Ralentissez le rythme

Dans la lignée du “slow life” et des discours de plus en plus suivis de Pierre Rabhi, le lagom (prononcé le lah-gom) trouve sa place au panthéon des philosophies bienveillantes en quête de sens. Écolo et positive, elle nous invite à ralentir le rythme pour sortir de la folle spirale de la croissance sans limite. Résultat ? On fait peut-être moins de choses mais mieux. Votre mantra si vous l’acceptez : “suffisance vaut abondance”.

Une mode éco-responsable

Sensibilisés depuis longtemps à une consommation plus responsable et plus respectueuse de l’environnement, les Suédois ont fait du lagom un mode de vie. La fast-fashion avec ses prix dérisoires et ses dix collections annuelles alimente une industrie du jetable souvent produite au mépris de toute considération sociale (flashback en 2014 avec l’effondrement d’une usine sous-traitante d’H&M au Bangladesh). Donc au lieu d’acheter 5 pulls mal coupés, privilégiez un seul modèle de qualité à la fabrication européenne. D’un point de vue mode, le lagom embrasse le minimalisme cher aux Suédois.

Loin du conformisme, le lagom appelle à la légèreté

Si nos penderies sont encombrées, notre déco l’est souvent tout autant. L’idée est donc de “décharger” pour identifier les choses utiles et nécessaires. Bref, on arrête d’accumuler le superflu pour privilégier le fonctionnel et la qualité. Pour garder néanmoins une ambiance douce et cosy, un soin particulier est apporté à l’éclairage qui ne doit pas être éblouissant. On mise sur les instants partagés en famille avec, dans le salon, des fauteuils qui se font face pour laisser place aux discussions autour d’une table basse.

Faire le vide

Cette notion est présente dans tous les domaines de la vie. Ainsi, être lagom invite à laisser sur le pas de la porte regrets et colères pour profiter de l’instant présent. Ce qui passe aussi par quelques heures de déconnection sociale… Exit Instagram, Facebook ou encore Snapchat, la réalité virtuelle de la surenchère laisse place au présent tangible.

L’éloge du locavore

Le lagom est l’ennemi de la mal bouffe. Plutôt que d’aller faire ses courses dans des grandes surfaces aseptisées, on va préférer se fournir localement auprès de petits producteurs. Résultat ? Du goût dans l’assiette et une empreinte carbone minimisée.

Être lagom au travail, c’est possible

En Suède, le lagom n’est pas seulement une tendance lifestyle mais un phénomène profondément ancré dans la société. Au travail, les missions sont basées sur la collaboration : peut importe qui fait quoi, c’est le résultat qui compte. Dans cette ambiance bienveillante, on trouve ainsi dans les entreprises des salles dédiées aux “fika”, c’est-à-dire des espaces dédiées aux pauses snacking entre collègues où il est interdit de parler travail.

Basé sur l’auto-discipline et la modération, vous l’aurez compris, le lagom se base sur quelques idées simples : la prise en compte de l’environnement, le recyclage, l’économie, l’épanouissement personnel et le bien-être collectif.

Pour aller plus loin : Le nouvel art de la simplicité suédoise de Linnea Dunne, Hachette, 2017

Crédits photos : Living4Media

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